Réseaux nationaux

Le laboratoire côtier de Boulogne-sur-Mer opère sur les littoraux des départements du Nord, du Pas-de-Calais et de la Somme. Une description succincte des 3 réseaux de surveillance nationaux de l’Ifremer est présentée ci-dessous.
Les résultats figurant dans le bulletin de la surveillance sont obtenus à partir de données validées extraites de la base Ifremer Quadrige (base des données de la surveillance de l’environnement marin littoral).

  • REMI Réseau de contrôle microbiologique
  • REPHY Réseau de surveillance du phytoplancton et des phycotoxines
  • ROCCH Réseau d’observation de la contamination chimique

Réseaux de surveillance 

REMI 

REPHY 

ROCCH (ex-RNO) 

Date de création 

1989 

1984 

1974 

Objectifs

Suivi microbiologique des zones de production conchylicole classées

Suivi spatio-temporel des flores phytoplanctoniques et des phénomènes phycotoxiniques associés

Evaluation des niveaux et tendances de la contamination chimique

Paramètres sélectionnés pour le bulletin

Escherichia coli

Flores totales

Genre Dinophysis et toxicité DSP associée

Genre Pseudo-nitzschia et toxicité ASP associée

Genre Alexandrium et toxicité PSP associée

Température

Salinité

Turbidité

Chlorophylle a

Métaux : cadmium, plomb, mercure

Nombre de points (métropole)

402

455

130

Nombre de points 2009 du laboratoire (1)

18

3

4

(1) Le nombre de points du laboratoire, mentionné dans ce tableau et dans les tableaux de points et les cartes ci-après, correspond à la totalité des points du réseau. Pour le réseau REPHY, certains points n’étant activés qu’en situation d’alerte, il peut donc ne pas exister de résultats attribués à ces points. Pour le réseau REMI, certains points à fréquence adaptée sont échantillonnés en fonction de la présence de coquillages sur le site ou en période signalée d'ouverture de pêche.

Les zones de surveillance à la charge du laboratoire

Signification des pictogrammes présents dans les tableaux des zones de surveillance

Moule Mytilus edulis et M. galloprovincialis 

 

Eau de mer (support de dénombrements de
phytoplancton et de mesures en hydrologie)

 

Coque Cerastoderma ed 

 

  • Zone N° 001 - Frontière belge - Cap Gris-Nez 

Point 

Nom du point 

REMI 

REPHY 

ROCCH 

Zone N° 001 - Frontière belge - Cap Gris-Nez 

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001-P-015

Point 1 SRN Dunkerque

 

001-P-020

Cap Blanc-Nez

 

001-P-022

Oye plage

 

 

 

001-P-172

Zuydcoote

 

Zone N° 002 - Cap Gris-Nez - Le Boulonnais 

Point 

Nom du point 

REMI 

REPHY 

ROCCH 

Zone N° 002 - Cap Gris-Nez - Le Boulonnais 

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002-P-002

Bouchots Tardinghen

 

002-P-004

Cap Gris-nez

 

 

002-P-006

Equihen épuration

 

002-P-007

Point 1 SRN Boulogne

 

002-P-012

Pointe aux Oies

 

002-P-023

Verdriette

 

002-P-024

Parc 10 n

 

 

002-P-026

Fort de l'Heurt

 

002-P-032

Ambleteuse

 

 

  • Zone N° 004 - Baie de Canche 

Point 

Nom du point 

REMI 

REPHY 

ROCCH 

Zone N° 004 - Baie de Canche 

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004-P-006

St Gabriel

 

Zone N° 005 - Baie d'Authie 

Point 

Nom du point 

REMI 

REPHY 

ROCCH 

Zone N° 005 - Baie d'Authie  

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005-P-002

Authie Nord

 

005-P-006

Berck Bellevue

 

 

  • Zone N° 006 - Baie de Somme - large 

Point 

Nom du point 

REMI 

REPHY 

ROCCH 

Zone N° 006 - Baie de Somme – large & Zone N° 007 - Baie de Somme 

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006-P-001

At so

 

006-P-009

Pointe de St Quentin

 

 

 

006-P-020

Bois de Cis

 

  • Zone N° 007 - Baie de Somme 

Point 

Nom du point 

REMI 

REPHY 

ROCCH 

Zone N° 006 - Baie de Somme – large & Zone N° 007 - Baie de Somme 

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007-P-004

R6 Somme nord

 

007-P-002

R11 Somme sud

 

Les directives et conventions internationales

La directive cadre sur l’eau (DCE – 2000/60/CE) donne la priorité à la protection de l’environnement, en demandant de veiller à la non dégradation de la qualité des eaux et d’atteindre d’ici 2015 un bon état général pour les eaux côtières mais également pour les eaux de transition. Le district Artois-Picardie est composé de 8 masses d’eau différentes :

- 5 masses d’eau côtières (AC01, AC02, AC03, AC04, AC05)
- 3 masses d’eau de transitions (AT01, AT02, AT03)

 

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Les paramètres de suivis concernant la DCE dans le bassin Artois-Picardie varient en fonction des masses d’eaux. Ainsi, les éléments de qualité écologique pour les eaux côtières et les eaux de transitions sont de 3 types :

- des paramètres biologiques
- des paramètres chimiques et physico-chimiques
- des paramètres hydromorphologiques

Par ailleurs, depuis 1972, la convention d’Oslo et de Paris (OSPAR) a travaillé sur l’identification des menaces sur l’environnement marin et a organisé, dans sa zone, des programmes et des mesures pour s’assurer de l’efficacité des actions nationales pour les combattre. Par ces actions, OSPAR a ouvert des voies pour s’assurer de la surveillance et de l’évaluation de l’état de santé des mers afin de fixer des objectifs approuvés au niveau international et de vérifier que les gouvernements participants livrent ce qui est suffisant. La Convention OSPAR exige des Parties Contractantes de rendre compte de ce qu'elles ont fait pour mettre en oeuvre leurs obligations et engagements, et exige de la Commission OSPAR d'évaluer ce qui a été réalisé. Les données acquises dans le cadre du réseau SRN contribuent à la mise en œuvre de la DCE et de la stratégie de lutte contre l’eutrophisation élaborée dans le cadre d’OSPAR. Les prélèvements pour les volets Chimie – support eau et/ou Chimie – support sédiment de la DCE pour les substances de l’état chimique, les substances OSPAR et les substances « pertinentes » et pesticides ont été réalisées entre 2007 et 2009. Les analyses sont faites par l‘Institut Pasteur de Lille. Ces opérations ne sont programmées qu’une fois au cours d’un plan de gestion de 6 ans. Aucune action orientée « chimie » n’est ainsi programmée sur la période 2010-2012.

Océans et mers couvrent les deux tiers de la superficie de notre planète. 3,8 milliards d’êtres humains, sur un total de 6 milliards, vivent dans un pourtour (ou espace) littoral de 60 kilomètres de large. A l’horizon 2025, ils pourraient être 6 milliards, soit 75 % de la population mondiale. En plus de porter en eux 80% de la biodiversité de la planète, ils permettent la continuité de l’activité humaine d’un continent à l’autre. Ils ont également acquis une importance économique de premier ordre à travers l’exploitation des ressources naturelles (pêcheries, 1/3 des réserves prouvées de pétrole et près de la moitié de celles de gaz) et l’explosion du commerce maritime (80% du commerce mondial). Dans le même temps, le fort développement des technologies marines a, permis à l’homme de prolonger son action jusqu’à des profondeurs toujours plus grandes, rendant désormais accessible de nouvelles ressources minérales et biologiques. Toutefois, de nombreuses incertitudes planent sur le maintien des grands équilibres écologiques marins et littoraux, ainsi que sur les conditions voire la pérennité de l’approvisionnement des sociétés humaines en ressources énergétiques et biologiques. La prise de conscience de la sensibilité, de la vulnérabilité des grands équilibres écologiques qui est aujourd’hui plus aiguë qu’elle ne l’a sans doute jamais été, exige un nouvel effort dans la recherche de solutions pour une conservation et une exploitation durable de ces derniers.
Pour répondre à ce défi, l’UE a adopté pour l’ensemble des eaux européennes sous juridiction des états membres (mer Méditerranée, mer Baltique, mer Noire, Atlantique du Nord Est, eaux entourant les Açores, Madère et les îles Canaries) la directive cadre « stratégie pour le milieu marin ». Ce texte dispose que la gestion des océans et mers doit désormais relever d’une approche de développement durable qui soit également intégrative. Pour la première fois une politique globale de protection de l’environnement marin axée sur les écosystèmes et les habitats est définie. De plus, cette politique implique une collaboration entre les Etats membres sur les océans au delà de la Politique Commune de la pêche et s’applique à la fois pour les eaux côtières et celles jusqu’à 200 milles, pour le sol comme pour le sous-sol. Cette présente directive constitue donc le pilier environnemental de la future politique maritime de l’Union européenne et doit aboutir à atteindre le Bon Etat Ecologique en 2020.